L’ankléstéïs n’est jamais apparu dans aucune histoire connue à ce jour. C’est un animal au corps de reptile et aux ailes d’un cygne qui aurait dû s’inviter dans une nouvelle que l’écrivain américain H.P.Lovecraft n’a finalement jamais publiée -jamais terminée. Il n’est du reste pas facile de déterminer si Lovecraft a abandonné l’écriture de cette nouvelle faute de l’apparition de l’ankléstéïs ou si c’est parce que Lovecraft n’a pas terminé l’écriture de son conte que l’animal imaginé n’a pu être découvert par l’auteur.
Dans une note apocryphe du poète, on peut cependant trouver une allusion à un lézard ailé  d’une déesse qui en aurait accouché après avoir vomi les vipères qui gardent aujourd’hui une des portes de l’entrée australe de la pyramide subaquatique des Ankléades.
En déchiffrant d’autres notes de l’écrivain destinées à l’ébauche de cette nouvelle qui n’a jamais vu le jour, il est possible de deviner que l’ankléstéïs attend toujours le moment propice pour se présenter dans le rêve de celle qui, dans ce que nous nommons inconscient, prépare sa venue au monde. L’ankléstéïs serait alors le symbole annonciateur du matricide nécessaire à l’accouchement de son âme dans les douleurs de la solitude.
Certaines chercheures ont tenté de lancer des campagnes visant à obtenir des témoignages attestant d’un authentique ankléstéïs rêvé, mais sans succès à ce jour. Il semble donc que même imaginé, l’ankléstéïs se soit dérobé jusqu’ici à toute investigation.