Dans les sous-sols de l’anti-cave du Palais de Traumstadt, se trouvent des archives qui révèlent des textes inconnus à propos de mythes et légendes de l’humanité depuis son début. Certains disent que s’y trouve l’unique exemplaire enluminé des récits de Koïot, écrits par les Quatre Vents du monde, alors qu’ils venaient juste d’avoir pris chacun connaissance de leur propre couleur.
Koïot est le héros de ces contes : c’est un voleur, qui est même allé jusqu’à usurper le nom qu’il s’est donné.

Il est dit dans ce livre que Koïot aurait écrit 63 chansons, arrangées en 9 chants de 7 stances chacun. Un chant parle du soleil éternel. Un autre, de la fin de l’univers visible. Un autre encore, des exploits de Koïot avant qu’il ne prenne le nom de Koïot et qu’il se faisait appeler Nak-Pha’o.

Certains prétendent que si les chansons ne sont pas écoutées dans un ordre bien particulier –elles se trouvent dans le livre en désordre- on peut devenir fou ou tout simplement perdre la vie. D’autres, que si elles sont écoutées dans la bonne séquence, elles apportent toutes les réponses à toutes les questions ainsi que l’immortalité.

À la fin du livre, il est écrit que Koïot s’est retiré de son monde imaginaire et qu’il vit aujourd’hui parmi nous, quelque part dans une montagne inaccessible où, patient, il attend de voir si la prophétie qui prétend que [lorsque le Crépuscule des Dieux arrivera, le serpent dévorera la Terre ; et le loup le soleil], se réalisera.